18+ Au Luxembourg, le jeu d'argent en ligne relève du monopole de la Loterie Nationale, et aucune licence n'existe pour un casino en ligne privé. Cette page ne présente aucun opérateur et ne contient aucun lien commercial.
Vous arrivez sur une page d'information, et non sur la liste de casinos du reste de ce site : nos pages s'adressent aux joueurs du Canada, et les opérateurs qui y figurent n'ont aucun titre chez vous. Le Grand-Duché est, de tous les marchés de ce dossier, celui dont la situation bouge le plus vite, et la direction du mouvement mérite d'être connue. Mieux vaut la connaître avant d'ouvrir un compte.
Un monopole, et aucune porte d'entrée
La loi modifiée du 20 avril 1977 sur l'exploitation des jeux de hasard et des paris relatifs aux épreuves sportives reste le texte de base, et elle n'organise pas de régime de licence ouvert : la Loterie Nationale est le seul opérateur autorisé à proposer des services de jeu en ligne. Il n'existe donc ni autorité de régulation dédiée sur le modèle de l'ANJ française ou de la Commission belge, ni registre d'opérateurs agréés, la compétence relevant du ministère de la Justice.
La différence avec la France ou la Belgique compte, et elle joue dans le mauvais sens pour un opérateur international : ailleurs, une licence existe et il faut la mériter ; ici, il n'y a aucune licence à demander. Un site de casino qui vous accepte ne contourne donc pas une procédure : il opère dans un espace que la loi n'a jamais ouvert ; votre compte y vit sans recours local.
La réforme en cours, et pourquoi elle nous a fait écrire cette page
Le projet de loi n° 8679 modifie la loi de 1977, et son parcours est documenté : approuvé en Conseil de Gouvernement le 12 décembre 2025, puis autorisé au dépôt par un arrêté du Premier ministre du 7 janvier 2026. Le texte se présente comme la première étape d'une réforme plus large, dont l'objectif déclaré consiste à canaliser les joueurs vers une offre légale principalement en ligne, ce qui suppose une ouverture ultérieure encadrée.
Deux dispositions vous concernent, et nous concernent aussi ; le nouvel article 16 punit la publicité ou la promotion de jeux interdits ou non autorisés d'une peine de un à trois ans d'emprisonnement et d'une amende de 50.000 à 150.000 euros ; l'article 14 vise l'exploitation elle-même, avec cinq à huit ans et de 250.000 à 500.000 euros. La première de ces deux peines frappe un comportement éditorial, pas une activité d'opérateur.
Le projet ne résulte pas voté à ce jour : le document que nous avons consulté contient encore les emplacements vides prévus pour la décision de la Chambre des Députés et pour l'avis du Conseil d'État. L'entrée en vigueur est fixée au premier jour du troisième mois suivant la publication.
Nous n'avons pas pu consulter le dossier parlementaire à jour, le site de la Chambre refusant l'accès automatisé. L'état d'avancement est donc à vérifier auprès de la Chambre, et nous ne présentons pas ce texte comme du droit en vigueur.
Un projet non voté ne crée aucune obligation, et nous ne prétendons pas le contraire. Mais le calcul d'un éditeur n'est pas celui d'un juriste. Le Grand-Duché compte un peu plus de six cent mille habitants, la part qu'il représente dans l'audience d'un site écrit pour le Québec est négligeable, et c'est pourtant la seule juridiction de ce dossier à envisager l'emprisonnement pour la seule promotion ! Traiter ce marché avec prudence ne coûte presque rien ; le traiter autrement coûterait beaucoup, et pour un gain minuscule.
Ce qui est légal aujourd'hui
L'offre en ligne autorisée se limite à celle de la Loterie Nationale, qui propose loteries et paris sportifs sous le régime du monopole. Les casinos physiques relèvent d'un régime distinct, avec un établissement unique au Grand-Duché. Pour les jeux de casino en ligne, aucune offre légale n'existe : si vous en cherchez une, vous cherchez quelque chose que votre pays n'a jamais créé !
ZEV, pour Zenter fir exzessiivt Verhalen a Verhalenssucht, anciennement Anonym Glécksspiller, est le service consacré au jeu excessif que la Police grand-ducale répertorie parmi les organismes d'aide aux dépendances. Téléphone (+352) 26 48 00 38 ou (+352) 621 835 968, du lundi au vendredi de 10 à 16 heures, 50 route d'Esch à Luxembourg, zev.lu.
Ce que nous surveillons
Trois choses feraient changer cette page : le vote du projet 8679 par la Chambre des Députés, la publication de l'arrêté d'exécution qui en fixerait les modalités, et l'annonce de la deuxième étape de la réforme, celle qui ouvrirait une offre légale encadrée. Si cette ouverture arrive, le Luxembourg passera du traitement le plus prudent de ce dossier à un marché doté d'un registre, et vous trouverez ce registre ici.
Dernière mise à jour : 2026-10-14. Page établie le 14 octobre 2026 à partir de la loi modifiée du 20 avril 1977, du projet de loi n° 8679 et des informations publiées par la Police grand-ducale. Le cadre légal évolue, et le projet de réforme en cours pourrait le modifier sensiblement : vérifiez l'état du texte auprès de la Chambre des Députés avant de fonder une décision sur cette page.