21+ En Belgique, les jeux de casino en ligne sont réservés aux titulaires d'une licence A+, et la rémunération d'un tiers pour faire de la publicité est interdite. Cette page ne présente aucun opérateur et ne contient aucun lien commercial.
Vous arrivez sur une page d'information, et non sur la liste de casinos du reste de ce site : nos pages s'adressent aux joueurs du Canada, et les opérateurs qui y figurent n'ont aucune licence belge. Le cas de la Belgique est le plus net de tous ceux que nous avons examinés, et il mérite une explication plutôt qu'un silence : le pays autorise le casino en ligne, et il interdit presque entièrement d'en parler, une position inconfortable pour un comparateur, et préférable à dire qu'à taire.
Un marché ouvert, mais fermé par le haut
La loi du 7 mai 1999 organise les jeux de hasard autour de licences numérotées, et les licences en ligne y sont des compléments, jamais des titres autonomes. Une licence A+, qui couvre les jeux de casino en ligne, ne s'obtient qu'en étant déjà titulaire d'une licence A, celle d'un casino en dur. Les casinos terrestres belges sont neuf, de Blankenberge à Spa en passant par Namur et Chaudfontaine, et le nombre de sites de casino légaux se trouve donc plafonné par le nombre d'établissements physiques, plafond infranchissable par simple demande.
Le même mécanisme vaut pour les salles de jeux automatiques, avec la licence B+, et pour les paris, avec la F1+, et la conséquence pratique est simple : un opérateur international, aussi sérieux soit-il, ne peut pas demander une licence belge sans acheter d'abord un casino belge. Les sites autorisés portent un domaine en .be et peuvent afficher le logo « Always Play Legally », deux signes vérifiables en une seconde, et plus solides qu'une page de promesses.
La Commission des jeux de hasard publie la liste des licences en cours de validité : gamingcommission.be, licences. C'est le seul document qui fait foi !
La même commission publie une liste noire des sites bloqués, en précisant qu'elle n'est pas exhaustive : un site absent de la liste n'est pas pour autant légal.
Pourquoi aucun comparateur ne peut vous envoyer chez eux
L'arrêté royal du 27 février 2023, en vigueur depuis le 1er juillet de la même année, a renversé la logique de la publicité pour les jeux : seules sont permises les formes expressément énumérées, et tout le reste est interdit. La marque et le logo comptent comme publicité à partir de trois mots, les formes admises tiennent en neuf articles, et la plus large reste celle de l'article 11, consacrée à la promotion d'un opérateur sur son propre site.
Cet article pose trois conditions cumulatives, et la deuxième est celle qui nous concerne : la publicité doit se faire sans contrepartie versée à un tiers. Le texte ne prononce jamais le mot « affilié », mais un contrat de commission entre un opérateur et un site de comparaison constitue exactement la contrepartie versée à un tiers, visée par l'exclusion. En Belgique, l'affiliation rémunérée n'a donc pas d'espace légal, et cela vaut même envers un opérateur parfaitement licencié, distinction nette avec tous les autres marchés protégés, où le problème tient à l'enseigne promue et non au mode de promotion.
Ailleurs, un site comme le nôtre doit choisir ses enseignes avec soin, et une sélection prudente suffit à rester dans les clous ; ici, aucun choix d'enseigne ne rend l'opération licite, l'enseigne n'étant pas en cause ; nous avons donc écrit une page qui informe, et rien d'autre.
Ce que vous risquez en jouant ailleurs
La Belgique a une particularité que la plupart des pages consacrées au sujet passent sous silence, et qui vous concerne directement : la sanction ne frappe pas seulement l'organisateur. Un joueur participant sciemment à un jeu de hasard exploité sans licence encourt une amende de 26 à 25.000 euros, multipliée par les décimes additionnels, pour l'organisateur, la fourchette va de 100 à 100.000 euros, multipliée de la même manière.
Nous ne connaissons pas de campagne de poursuites contre des joueurs ordinaires, et il serait malhonnête de vous laisser croire le contraire, mais la fourchette existe dans le texte, et elle suffit à distinguer la Belgique des pays à responsabilité purement patronale. Un site vous envoyant vers une enseigne offshore sans vous le dire vous ferait donc courir un risque connu de lui seul.
L'âge, les limites et l'aide
L'âge minimum est de 21 ans pour les casinos et les salles de jeux automatiques, et de 18 ans pour les paris, le bingo et les loteries. Pour le casino en ligne, la Commission ne l'indique pas expressément, et nous préférons le signaler plutôt que combler le vide : par cohérence avec la licence A dont dépend la A+, l'âge de 21 ans reste le plus probable, mais nous ne l'avons trouvé confirmé sur aucune page de la Commission, et l'affirmer inventerait une certitude.
Le pays applique en outre un plafond que peu de juridictions imposent : 200 euros par semaine, par joueur et par site, selon la page consacrée à la protection des joueurs. Les sources divergent sur sa nature exacte, dépôt ou mise, et la Commission l'énonce sans le préciser ; les sites licenciés doivent en outre afficher un message de prévention, dont la formule type est « Le jeu peut rendre dépendant. Arrêtez-vous à temps ! ».
SOS Jeux répond au 0800 35 777, gratuitement, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. L'aide en ligne se trouve sur joueurs.aide-en-ligne.be, service du Pélican, et des consultations spécialisées existent à la Clinique du jeu et chez Cyberdépendance.
La Commission tient le registre EPIS, qui ferme l'accès aux casinos, aux salles de jeux et aux sites licenciés. La demande se fait auprès de la Commission des jeux de hasard, et l'exclusion vaut pour tous les établissements et tous les sites autorisés à la fois.
Pourquoi cette page a cette forme
Un lecteur belge qui cherche un comparateur de casinos trouvera sans peine des sites qui lui en proposent, avec des liens et des bonus. Ces sites existent, et ils fonctionnent, mais en dehors du périmètre de l'arrêté de 2023, et leur lecteur ne l'apprend jamais sur leurs pages ; il l'apprend ici ! Nous avons préféré une page qui vous dise où se trouve le registre officiel plutôt qu'une liste qui vous enverrait ailleurs !
Si la réglementation belge change, et le texte de 2023 a déjà été modifié quatre fois, cette page changera avec elle ; en attendant, votre vérification tient en deux gestes : le domaine se termine en .be, et le nom figure au registre de la Commission.
Dernière mise à jour : 2026-10-14. Page établie le 14 octobre 2026 à partir de la loi du 7 mai 1999 sur les jeux de hasard, de l'arrêté royal du 27 février 2023 et des publications de la Commission des jeux de hasard. Le cadre légal évolue : en cas de doute, le registre des licences de la Commission fait foi.